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Le bilan de compétences est avant tout une occasion dont les salariés et les demandeurs d’emploi disposent pour évaluer leurs compétences. À la suite de cette évaluation, ils peuvent prétendre à une reconversion professionnelle ou  à un changement de poste. Ils sont pour la plupart animés par des organismes agréés et gérés à des moments charnières. Mais quel est alors le principe de ce bilan et sous la charge de qui doit-il se retrouver ?

Quel est le principe du bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est une remise en cause ou une évaluation de compétences demandée par les employés ou les demandeurs d’emploi. Souvent, il est réalisé par le chef d’entreprise avec l’appui d’un consultant externe. L’assistance de ce dernier est plus que requise, car il est le seul habilité à faire le point sur les expériences passées, les savoir-faire et savoir-être du salarié en question. L’idée est donc de juger la capacité du salarié à établir un plan d’action pour un avenir professionnel plus prometteur. Un bilan de compétences peut même être réalisé à tout moment par le demandeur d’emploi ou le salarié sous la demande de ces derniers ou les recommandations de leurs employeurs. Quelquefois, cette initiative peut être à la demande de certaines plateformes comme pôle emploi. Qu’importe le déclic qui a déclenché la demande, elle ne saurait se faire sans l’accord du bénéficiaire. Pour ce qui est du moment propice, le bilan de compétences peut très bien s’effectuer durant ou en dehors des heures de travail. Reste à savoir les conditions d’accès et ceux qui doivent s’en acquitter.

Quelles sont les conditions d’accès au bilan de compétences ?

Qui peut demander un bilan de compétences ? Habituellement, les salariés en CDI, CDD ou en intérimaire peuvent demander cette évaluation de compétences. Il en est de même des fonctionnaires publics et les demandeurs d’emploi. Sachez toutefois qu’à chaque profil ses conditions. Dans le cas d’un salarié en CDI, il ne peut demander ce bilan qu’après 5 ans de service au minimum. Un employé lié par un contrat CDD doit par conséquent justifier une activité d’au moins 24 mois. Et qu’en est-il des intérimaires ? Tout comme le salarié en CDI, l’intérimaire doit justifier une activité de 5 ans ou 1600 heures au cours de 18 mois ou mieux encore 3200 heures pendant les 36 derniers mois. Pour ce qui est des demandeurs d’emploi, qu’il soit indemnisé ou non, il doit formuler sa demande auprès de son conseiller au pôle emploi. Ce dernier va se charger d’examiner si la demande est faisable et si cette dernière profite réellement au demandeur d’emploi. En cas de réponse favorable, c’est au conseiller de délimiter les conditions de financement de ce bilan de compétences. S’il peut prendre tout ou une partie des frais en charge. Maintenant, la question est de savoir qui peut prendre quoi en charge.

Qui doit s’acquitter du bilan de compétences ?

Vous devriez comprendre dans un premier temps le fait qu’il existe plusieurs types de bilan de compétences. Il y a d’abord le bilan à l’initiative de l’employeur. L’évaluation se fera alors sous forme de formation. Dans ce genre de circonstance, ce sera l’entreprise ou l’organisme chargé de la formation qui va financer les dépenses. Ensuite, il y a le bilan de compétences à l’initiative du salarié. Cela signifie que cette évaluation sera à la charge du salarié. S’il désire avoir les moyens suffisants pour financer le programme alors le mieux serait d’entrer en contact avec des organismes financeurs comme OPCA ou FONGECIF. Toutefois, l’entreprise pour laquelle le salarié travaille doit adhérer à ces organismes financiers. De cette manière, le salarié pourra demander un dossier de prise en charge. Il va par la suite remplir le dossier et vérifier son nom dans la liste des prestataires agréés. C’est ensuite à l’organisme financier de statuer sur la demande si effectivement, il peut prendre tout ou une partie des dépenses engagées par le bilan en charge.

Qui doit s’acquitter du bilan de compétences ?

Sachez que dans le cadre du projet personnalisé d’accès à emploi, les demandeurs d’emploi ont tout à fait le droit de demander leurs bilans de compétences. Deux cas peuvent alors se produire. Soit la demande provient de pôle emploi soit elle est justifiée par l’initiative du demandeur d’emploi. Dans le premier cas, le bilan de compétences sera à la charge du conseiller chez pôle emploi. Dans le second cas, tout va alors être à la charge du demandeur. Après si le demandeur est le seul qui aura accès à son bilan de compétences alors les dépenses liées à la réalisation de ce dernier seront uniquement à sa charge. Et qu’en est-il des agents et des fonctionnaires publiques ? Pour les fonctionnaires publics, le bilan va alors suivre une convention tripartite plus précisément entre l’administration, l’agent bénéficiaire et l’organisme prestataire. Ce sera alors à l’administration de prendre en charge les frais liés au bilan de compétences à la limite du crédit disponible. Tout cela pour vous dire que le bilan de compétences peut être effectué sous plusieurs motifs notamment pour dresser l’état des lieux de vos connaissances, de vos compétences, de vos techniques et de vos comportements. Les résultats de ce bilan peuvent alors être utilisés de façon à demander une promotion ou une évolution professionnelle.