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Quand un jeune diplômé sans expérience présente sa candidature à un poste, le recruteur le considère comme débutant. Aussi, malgré un excellent parcours scolaire ou universitaire et de grandes qualités, l’absence de connaissance concrète du monde du travail représente une réelle lacune. Il en va de même pour les personnes qui souhaitent se reconvertir. D’ailleurs, nombreuses sont les offres d’emploi qui mentionnent la prérogative « 2 ans d’expérience minimum ». Pourtant, comment un jeune candidat ou un jeune reconverti peut-il obtenir plusieurs années d’expérience professionnelle si personne ne veut l’embaucher car, précisément, il manque de pratique ? Face à cette situation paradoxale, il existe tout de même des solutions, dont celle de la formation. Les organismes et les centres formateurs sont légion. Ils offrent l’opportunité de joindre l’apprentissage à la pratique d’un travail et ce dans de nombreux domaines. Voici quelques pistes pour choisir une formation professionnelle qui permet de sortir du statut de débutant.

Les dispositifs vertueux

Il existe désormais des dispositifs professionnels et étatiques qui permettent aux jeunes diplômés de différents niveaux d’études d’entrer rapidement sur le marché du travail par contractualisation. À l’instar des contrats doctoraux financés par les universités et destinés à certains doctorants afin qu’ils effectuent des recherches et s’acquittent de missions scientifiques pour le laboratoire financeur pendant trois ans contre une rétribution mensuelle, d’autres structures adoptent ce modèle. Si cette méthode est fréquente dans le milieu culturel (des institutions proposent des bourses à des jeunes chercheurs), c’est aussi le cas du village de l’emploi qui se spécialise dans des domaines variés et porteurs du marché du travail. L’avantage de ce type de dispositifs est de garantir à l’étudiant inscrit de trouver un emploi directement à la fin de sa formation. En effet, le village de l’emploi fonctionne en partenariat avec des entreprises et forment directement leurs futurs collaborateurs.

Se former dans un domaine qui recrute

Le premier réflexe à avoir quand on cherche une formation professionnelle est d’observer le marché du travail. En effet, se former dans un domaine qui recrute sera bien plus bénéfique pour le diplômé que de se spécialiser dans un domaine avec très peu de débouchés, à moins d’être sûr d’être embauché à l’issue du cursus. Ainsi, les élèves encore indécis sur ce qu’ils veulent faire ou qui ne disposent pas de diplômes, doivent viser les secteurs porteurs d’emploi, comme la filière informatique, financière, hospitalière, immobilière ou encore celle de l’aide à la personne ou de la restauration. En choisissant de se spécialiser dans une de ces branches, le débutant multiplie les chances de trouver un travail intéressant et rémunérateur.

Se spécialiser dans son domaine…

Les jeunes diplômés des grandes écoles et des universités choisissent majoritairement de se spécialiser dans leur domaine. C’est ainsi, par exemple, que l’on devient ingénieur. Pour cela, les élèves peuvent entrer, après leur Licence, par exemple, dans un Master professionnalisant. Ce type de cursus spécialise le candidat dans un secteur qu’il connaît (généralement) déjà de part son diplôme précédent. En effet, le programme de Master s’inscrit souvent dans le prolongement direct du cursus de Licence suivi par l’étudiant. L’intérêt d’intégrer un Master professionnalisant est que le déroulé prévoit une insertion professionnelle sous la forme de stages rémunérés. Le candidat approfondira, d’une part, ses connaissances grâce à un enseignement de qualité. Il pourra, d’autre part, découvrir un métier et commencer à avoir des responsabilités sous l’autorité d’un professionnel. À l’issue de ce Master, l’élève fraîchement diplômé trouvera plus facilement un emploi dans son secteur car il aura déjà acquis de l’expérience sur le terrain et aura pu se faire un premier carnet de contacts professionnels. En outre, le candidat, grâce à son bon niveau d’études, pourra prétendre à un salaire plus élevé que s’il avait seulement un diplôme de Licence.

Ou changer de domaine…

Les formations ne se destinent pas toutes à améliorer les compétences du candidat ou à le spécialiser dans un domaine qu’il connaît. Elles permettent aussi de rediriger ceux qui souhaitent changer de vie et de secteur professionnel. Ainsi, se former dans une structure agréée contribue à la réussite de sa reconversion professionnelle. Si peu de cessions existent pour les seniors qui désirent rester actifs, des bourses et des aides peuvent être demandées aux régions, aux villes, aux chambres d’agriculture et aussi aux chambres des métiers. De plus, la mise en place du droit à se former permet à ceux qui veulent changer de voie de profiter de leurs cotisations pour financer la première phase de leur reconversion.
Le premier avantage d’une telle démarche est de pouvoir acquérir toutes les connaissances de base d’un domaine, ainsi qu’un métier, dans un temps réduit. Le second atout de cette méthode, selon les recruteurs, réside dans la motivation de ces chercheurs d’emploi en peu particulier. En effet, il est complexe de mettre en œuvre une reconversion. Un tel parcours professionnel souligne la détermination du candidat à vouloir exercer un métier et donc à vouloir occuper le poste proposé. Ainsi, en recrutant un candidat en reconversion, le chef d’entreprise est assuré que son nouveau salarié mettra toute sa passion dans l’exercice de ses fonctions car c’est un métier qu’il a choisi et pour lequel il s’est battu.

Se focaliser sur son objectif

Le plus important, quand on débute dans le monde du travail, est de rester focalisé sur ses objectifs professionnels. Aussi, si un jeune diplômé souhaite développer ses connaissances et obtenir un meilleur niveau de compétences dans son domaine, il ne doit surtout pas s’éparpiller. L’une des erreurs à ne pas commettre est de suivre un cursus scolaire ou d’accepter un job qui ne fasse pas progresser sa carrière professionnelle. Aussi, bien que la nécessité l’exige, le candidat doit toujours chercher à se former en gardant en permanence en tête l’emploi qu’il veut exercer. C’est cette ambition et cette persévérance qui lui permettront d’atteindre son objectif et d’obtenir le poste qu’il désire tant.

Pour devenir ingénieur, pour être cadre ou pour exercer une fonction qui correspond à ses études, un jeune diplômé doit très souvent justifier d’une expérience professionnelle importante auprès d’un potentiel employeur. Cette connaissance de la vie en entreprise peut être acquise à l’aide de stages mais aussi en se formant dans une structure agréée. Pour choisir le meilleur cursus, le candidat a largement le choix puisqu’il existe des organismes formateurs dans tous les domaines. Accessibles à partir de Bac +2 ou même avec simplement le Bac, tous les profils peuvent prétendre à intégrer ce type de cursus professionnalisants. Diplômantes et souvent reconnues par l’État, ces spécialisations représentent de réels atouts pour les recruteurs car elles démontrent l’investissement du candidat et sa motivation. En outre, leurs programmes prévoient toujours des mises en situations professionnelles voire des stages en entreprises pour vérifier l’aptitude des étudiants à répondre aux attentes des employeurs. Ainsi, cet apprentissage se présente comme une étape importante dans un parcours professionnel et facilite grandement l’accès à l’emploi.