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Un CAP cuisine peut se préparer à n’importe quel âge, dès la fin de la classe de 3e. Il s’agit d’un diplôme complet, conçu pour préparer les candidats à des carrières variées dans le domaine qui les passionne, parmi les métiers dits « de bouche ». Zoom sur le CAP cuisine

Ce certificat d’aptitude professionnelle est décerné par le ministère de l’éducation nationale. Il se prépare au choix en une seule année ou sur une durée de deux ou trois ans selon le profil et les préférences du candidat. Ce cursus a lieu en continu ou bien dans le cadre d’un apprentissage, là encore tout dépend de la situation du futur diplômé. Plusieurs matières sont au programme : des disciplines générales comme le français et les mathématiques mais également des enseignements professionnels. Des stages complètent cette préparation très éclectique. Après l’obtention d’un CAP cuisine adulte ou traditionnel, il est possible de devenir cuisinier mais pas seulement ! Plusieurs autres spécialités sont envisageables, ainsi que des études prolongées jusqu’au bac pro. Grâce aux multiples savoir-faire qu’il acquiert, le titulaire d’un tel CAP peut se prévaloir de compétences à mettre en œuvre sans délai dans le milieu professionnel idoine. Pour préparer ce diplôme dans des conditions sur mesure, voir ici. Pour accéder à cette formation, le niveau requis est celui de la classe de 3e, seconde pro ou après un autre CAP.

Des compétences et de l’autonomie

Les candidats à ce diplôme d’État apprennent à réaliser de nombreux plats en maîtrisant plusieurs techniques de cuisine. Pour ce faire, ils doivent apprendre à connaître les produits utilisés et à gérer leur approvisionnement. À cet effet, les élèves se familiarisent avec les bons de commande adaptés à ce type de ravitaillement. On leur enseigne aussi comment réceptionner et stocker ces futures réserves. L’apprentissage porte également sur la préparation des légumes, des viandes ainsi que des poissons. Cette acquisition de techniques culinaires est utile pour préparer des mets variés. L’assemblage d’ingrédients pré-élaborés fait aussi partie des savoirs que les candidats doivent maîtriser. Les différents types de cuisson sont en outre des fondamentaux à connaître pour devenir cuisinier ou si l’on souhaite travailler dans ce secteur, de manière plus indirecte. Il faut savoir mitonner diverses préparations comme les entrées, chaudes ou froides ainsi que les sauces et les desserts. Ces mets seront dressés dans l’assiette : ce petit « plus » très important est une qualité attendue chez tout cuisinier digne de ce nom. En bref, il sait préparer un menu.

Des possibilités pour se lancer

En pratique, un titulaire du CAP cuisine maîtrise les règles d’hygiène les plus rigoureuses ainsi que la sécurité qui s’applique à son espace de travail. Les conditions dans lesquelles il exerce son activité exigent une grande résistance physique et une forte flexibilité horaire. Le plus souvent, il est d’usage d’accéder directement à la vie active une fois doté de ce diplôme. Les titulaires de ce CAP débutent en général comme commis de cuisine. Ils peuvent occuper cette fonction dans un restaurant ou un établissement de restauration collective. Cependant, cette qualification ouvre aussi d’autres horizons professionnels dans le même domaine. Elle permet également de poursuivre le cursus une année supplémentaire, pour une « mention complémentaire » (MC). Un brevet professionnel (BP) est aussi envisageable en deux ans ainsi qu’un bac pro. Ces formations donnent la possibilité de se spécialiser et d’exercer des professions diverses, plus ou moins directement liées avec le secteur de la restauration. La sommellerie est une de ces possibilités, accessible avec une mention complémentaire. Après cette qualification, le diplômé devient expert dans l’art de conseiller et servir le vin. Le sommelier gère aussi les commandes et les stocks.

Des métiers dans le commerce

Un CAP cuisine est un sésame pour se diriger vers certaines spécialités afin de travailler dans un magasin de proximité ou une grande surface. Avec un bac pro « boucher », cette profession peut être exercée dans les règles de l’art. Il s’agit de réceptionner et stocker des viandes dont il faut avoir contrôlé la qualité au préalable. Elles sont ensuite préparées à la vente par ses soins suivant des techniques spécifiques. Le boucher sait aussi « habiller » les volailles et préparer des produits tripiers. Il conseille également la clientèle et procède à la vente de la viande. Le métier de charcutier traiteur est également accessible avec un bac pro. Dans une boutique, une entreprise ou un supermarché, ce professionnel concocte des terrines et des saucisses. Il prépare aussi des jambons et divers plats cuisinés. La découpe des différents morceaux de viande fait partie de son savoir-faire quotidien. Pour être employé traiteur, une mention complémentaire après le CAP est prévue. Ce spécialiste cuisine les plats préparés, les stocke et conseille les clients. Il peut aussi travailler dans un restaurant.